« Je préfère attendre mon imagerie avant de commencer. » C'est le réflexe de 9 personnes sur 10 quand elles ont mal. Et il semble logique : voir ce qui se passe, avoir un diagnostic clair, être sûr avant d'agir. Sauf que dans la majorité des cas, cette approche te fait perdre du temps. Et parfois, elle aggrave les choses.
Ce que l'IRM va (probablement) montrer
La méta-analyse de Brinjikji (2015) a analysé 33 études regroupant 3 110 personnes sans aucune douleur au dos, toutes passées à l'imagerie :
- 37% des personnes de 20 ans ont une dégénérescence discale. 96% des 80 ans.
- 30% des 20 ans ont un bombement discal. 84% des 80 ans.
- 29% des 20 ans ont une protrusion discale, autrement dit une hernie.
Les modifications discales sont la norme en vieillissant, pas l'exception. Une hernie discale est aussi banale qu'un cheveu blanc. L'imagerie va trouver quelque chose : ce quelque chose n'est pas forcément ta cause.
Le vrai danger : l'effet du diagnostic sur toi
Quand on t'annonce « vous avez une hernie » sans nuance, voici ce que ça déclenche :
- La peur du mouvement : tu évites, tu compenses.
- Des croyances limitantes : « mon dos est fragile ».
- De l'hypervigilance : chaque sensation devient un signal d'alarme.
- Une identité de personne blessée.
Tout cela sensibilise ton système nerveux et entretient la douleur. Un diagnostic mal expliqué peut faire plus de dégâts que la blessure elle-même.
La démarche qui fonctionne
D'abord, agir : un bilan fonctionnel complet (mouvements, force, mobilité, contrôle), puis un programme adapté à ce qu'on y trouve. Ensuite, observer : comment ton corps réagit, ce qui progresse, ce qui bloque. Et seulement si ça bloque, aller chercher plus loin avec une imagerie ciblée. L'imagerie ne remplace pas l'action : elle l'affine, quand c'est nécessaire.
Si tu as mal et que tu attends ton IRM, la bonne question à te poser n'est pas « qu'est-ce que l'image va montrer ? », mais : « qu'est-ce que je peux commencer à faire maintenant pour aller mieux ? »
Tu attends ton IRM en laissant ta douleur s'installer ?
Réponds à quelques questions sur ta blessure : notre équipe analyse ta situation et t'envoie une analyse avec des conseils personnalisés. C'est offert.
Tu préfères en parler directement ? Réserve un appel bilan offert de 45 minutes avec un membre de l'équipe.
Sources : Brinjikji W et al., AJNR, 2015 (revue systématique, 3 110 personnes asymptomatiques) · Brinjikji W et al., AJNR, 2015 (comparaison symptomatiques vs asymptomatiques) · Zhong M et al., Pain Physician, 2017.